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e-magazine contre le néo-conformisme











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Suisse |
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Nef et Schmid doivent se retirer
    
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 commentaires.com - Philippe Barraud |
 jeudi 17 juillet 2008
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 En plein marasme existentiel et attaquée de toutes parts, l’armée n’avait certes pas besoin de l’affaire Roland Nef. Pour remonter la pente, il faut sacrifier et le chef, et le conseiller fédéral.
On ne sait pas, et on ne saura probablement jamais, si Roland Nef aurait été l’homme de la situation pour redonner à l’armée une mission et une raison d’y croire, et à la population une image positive de l’institution. L’accumulation d’ «affaires», de réformes politicardes mal abouties, et de manque de motivation des cadres l’ont gravement affaiblie.
Ses ennemis jurés, les pacifistes et la gauche, en ont évidemment profité pour tirer sur l’ambulance, avec le concours complaisant des médias: il n’est pas de jour qu’on n’entende le chef des fossoyeurs de l’armée, le Vert Jo Lang, sur les ondes de la SSR. Mais si le PS et ses épigones veulent la peau de l’armée, de l’autre côté de l’échiquier politique, l’UDC veut la peau de Samuel Schmid. Pour cela, elle prendra systématiquement tous les prétextes qui se présenteront – l’affaire Nef étant le dernier en date. Est-ce bien responsable, de la part du premier parti national, d’accabler encore un peu plus l’armée pour assouvir un objectif purement politicien?
L’essentiel aujourd’hui, pour la classe politique, est de mettre fin à la descente aux enfers. C’est cela qu’attendent les citoyennes et les citoyens suisses. Et pour éviter de nouvelles attaques, qui vont s’intensifier, il faut impérativement colmater tous les défauts à la cuirasse. Aujourd’hui, les défauts les plus criants sont les deux responsables suprêmes, ils sont la porte par laquelle s’engouffreront ceux qui veulent détruire l’armée. Dans les circonstances actuelles, on ne peut pas admettre qu’elle soit dirigée par des hommes affaiblis et vulnérables.
La situation est certes injuste pour Roland Nef, rattrapé par une affaire privée qui, en temps ordinaires, ne serait même pas sortie du cadre privé. Mais elle suffit à jeter un doute sur ses capacités à maîtriser ses émotions et donc, à conduire sereinement une institution rongée par le doute. Quant à Samuel Schmid, son statut, depuis l’éviction de Christoph Blocher, n’a cessé de se dégrader. Non seulement il n’est plus crédible, mais il n’a pas de groupe politique derrière lui. Schmid, combien de divisions? Zéro! Un chef de l’armée sans troupes, à quoi cela ressemble-t-il?
S’ils ont vraiment à cœur de servir l’armée, Roland Nef et Samuel Schmid doivent en confier l’avenir à d’autres, leur amour-propre dû-t-il en souffrir. Et une décision personnelle vaudrait infiniment mieux qu’une mise à l’écart forcée.
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