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e-magazine contre le néo-conformisme











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Economie |
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Crise? C’est le moment d’acheter!
    
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 commentaires.com - Philippe Barraud |
 vendredi 17 août 2007
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 Aujourd’hui ils bradent leurs actions, demain ils les rachèteront plus cher! Le comportement des investisseurs doit bien davantage au mimétisme irrationnel qu’à la réflexion sereine, c’est bien connu.
Lorsque survient une crise, dont on ne peut par définition connaître ni la durée ni l’intensité, la meilleure attitude consiste à ne rien faire — surtout ne rien faire! — et à analyser ce qui se passe. Pour cela, il faut relativiser fortement ce qu’on lit ou entend dans les médias, car il n’y a pas de mise en perspective, ni de pondération du vocabulaire. Mais surtout, personne ne sait ce qui va se passer, ce qui permet à chacun, experts et gourous compris, de dire n’importe quoi.
Un exemple? On lit que telle Bourse «dévisse», que celle de Hong-Kong a «fortement chuté» de 3,3%, bref, les mots forts qui suscitent ou entretiennent la panique. Mais on ne dit pas que pendant les six mois précédent, cette dernière place a progressé de 60%, parfois à coups de 4% par jour! Apparemment, cette information n’était pas intéressante, alors.
Osons le dire: les corrections telles que celle que nous vivons sont une aubaine pour le petit investisseur, pour peu qu’il ne se laisse pas impressionner. Bien sûr, le premier réflexe consiste à faire l’inventaire des dégâts sur le portefeuille. Mais à quoi bon se dire: «J’ai perdu des milliers de francs!» — sachant que cette «perte» ne serait réalisée qu’en cas de vente, et que les gains récents, on l’oublie un peu vite, étaient bien supérieurs? Il n’est pas raisonnable de s’auto-démoraliser et d’entretenir la crainte, absurde, de «tout perdre».
La bonne attitude consiste à se rappeler, chaque matin, que depuis un siècle les placements en actions sont toujours bénéficiaires sur une perspective de dix ans en moyenne. A partir de là, le moral retrouvé, le petit investisseur zen peut sortir de son attentisme et passer à l’action (sans jeu de mots). Car oui, c’est le moment ou jamais d’acheter! Actions et fonds de placement se trouvent quasiment en soldes, mais cela ne durera pas: plutôt que de se retrouver avec des liquidités encombrantes sur les bras, les gens vont très vite se remettre à acheter, et les bonnes affaires seront passées.
Un simple exemple: au début d’août, personne ne voulait acheter des actions Nestlé à 445 francs. A la mi-août, tout le monde se battait pour en acheter à 490 francs... Même chose pour l’action UBS, société florissante, qui était littéralement bradée ces derniers jours, à l’annonce de résultats mirobolants pourtant. Or on verra que dès que les cours remonteront, les acheteurs passeront leurs ordres, à des prix beaucoup plus élevés. Le plus drôle, c’est qu’ils seront contents d’eux-mêmes...
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