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e-magazine contre le néo-conformisme











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Bravo, Cavaliere!
    
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 commentaires.com - Philippe Barraud |
 mardi 15 avril 2008
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 Sans appel, la victoire de Silvio Berlusconi est une chance pour une Italie au paysage politique enfin réformé. Bravo, Cavaliere!
Ce triomphe de la droite — elle obtient la majorité absolue — est salué comme il se doit par la presse italienne, d’un bord à l’autre. «En moins de deux ans, soulignait Il Corriere della Sera, Silvio Berlusconi et le centre droit ont reconquis le gouvernement du pays. Avec une netteté qui a dépassé toutes les prévisions».
Sans surprise, cette victoire trop belle suscite les lamentations habituelles dans nos contrées, où l’on se désespère chaque fois que la droite gagne quelque part, c’est-à-dire assez souvent. Auditeurs et lecteurs de journaux romands sont littéralement intoxiqués de commentaires acerbes (voir l’article de Pascal Décaillet), les uns pour caricaturer de manière simpliste, comme d’habitude, le nouveau chef du gouvernement, les autres pour appeler (déjà!) de leurs voeux le retour de la gauche. On est surpris de lire ça dans Le Temps...
D’autant que cet hypothétique retour pourrait du prendre du temps, précisément. Avec la majorité absolue, et seulement quatre partis au parlement (contre 39 auparavant), Silvio Berlusconi a toutes les cartes en mains pour s’installer durablement au pouvoir. D’une certaine manière, son absence de triomphalisme en atteste. Certes ce ne sera pas facile, Romano Prodi lui a laissé en héritage un pays en crise, coupé en deux, dont l’économie va clairement mal. Et si les Italiens ont certes soif de réformes, ils sont comme les Français: ils s’empressent de descendre dans la rue dès qu’elles arrivent!
Un des aspects importants de ces élections, c’est la montée en puissance, impressionnante, de la Lega Nord, qui a carrément doublé son score. La tentation est grande de comparer ce parti à l’UDC suisse. Tous deux partagent des préoccupations identiques, qui répondent largement à celle d’une bonne partie de la population, en Italie comme en Suisse, en particulier l’immigration, l’insécurité, l’opposition à la bureaucratie européenne. Mais il faut bien reconnaître que dans le style, «notre» UDC est beaucoup plus convenable que la Lega, qui s’autorise des dérapages publics choquants, notamment à l’égard des musulmans et des immigrés. Clairement, Christoph Blocher n’est pas Umberto Bossi. Mais Bossi, c’est Bossi!
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