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e-magazine contre le néo-conformisme











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Suisse |
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La fin des agrariens
    
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 commentaires.com - Pascal Décaillet* |
 mercredi 7 mai 2008
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 L’UDC vaudoise, la bonne vieille héritière de la tradition agrarienne, réputée si lointaine de Zurich, vient donc de décider l’exclusion de la section grisonne du parti national. Le résultat, 78 voix contre 70, est certes serré, mais il est là. Quand on sait ce qu’a longtemps représenté le parti vaudois dans la galaxie UDC, sa modération paysanne, pragmatique, on ne peut s’empêcher de voir dans cette décision la confirmation d’un tournant.
Depuis quelques années déjà, une observation attentive des résultats électoraux vaudois montrait le déclin de la vieille tendance PAI (Paysans, Artisans, Indépendants), bref la tradition de Marcel Blanc, héritée du mythique Bernois Minger, au profit de la ligne de pensée de Christoph Blocher. Ce glissement ne doit rien au hasard : il est le résultat d’une stratégie, voulue par Blocher dès 2003 : devenir un parti national, avec des thèmes communs, une lisibilité claire, sur l’ensemble du pays. À quoi s’ajoutait la conquête de solides têtes de pont en Suisse romande, objectif atteint le 21 octobre 2007.
On pense ce qu’on veut de l’UDC, ainsi que de cette baroque démarche consistant à exclure une section cantonale entière, mais voilà un parti avec des idées claires, une stratégie pour les mettre en œuvre, un parti qui avance. Pendant ce temps, les radicaux se demandent toujours qui ils sont et pourquoi ils sont au monde, le PDC guette le vent, avec la fureur mystique d’un anémomètre en panne.
Dans l’équilibre interne de l’UDC, où certains observateurs, déjà, se délectent à l’idée d’une scission, la décision vaudoise d’hier soir donne des gages à l’unité du parti. Comme le confirment tous les résultats cantonaux, de Suisse centrale ou orientale, depuis le 12 décembre, la ligne Blocher continue de marquer des points. Les débats internes des sections cantonales, à la notable exception de Berne, confirment cette tendance. Voilà ce que les faits, têtus, nous disent. Rendez-vous à tous en octobre 2011.
*Lausanne FM
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