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e-magazine contre le néo-conformisme











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Suisse |
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Lausanne: qui dirige la police?
    
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 commentaires.com - Philippe Barraud |
 jeudi 17 juillet 2008
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 Lorsque le chef d’un exécutif ne peut pas compter à 100% sur ses subordonnés, il y a péril en la demeure. Or face aux provocations infantiles des squatters, Daniel Brélaz ne peut pas compter sur le chef de la police lausannoise.
La situation de la capitale vaudoise est proprement hallucinante: depuis des mois, une poignée de marginaux, moins de dix personnes peut-être, tient la dragée haute à la Municipalité! Habiles à bouter le feu là où on ne les attend pas, ils profitent des lourdeurs du droit pour créer des situations de blocage à leur seul profit.
Il faut reconnaître à cette minorité agissante un grand talent: celui de se trouver des appuis auprès d’avocats très avisés et de gogos bien naïfs. L’exemple de la maison de paille, puis celui, nouveau, de la maison en terre, sont éloquents: il s’est toujours trouvé des gens pour saluer le côté prétendument novateur de ces amusements. Demain sans doute, ils créeront sur le domaine public une maison en bouse de vache, puis une en bambou, puis une en journaux gratuits recyclés, et il y aura toujours des jobards pour trouver cela «vachement cool».
Enfin agacé par ces provocations, Daniel Brélaz a décidé que la récré était finie, et que les décisions prises, notamment d’évacuation, seraient systématiquement appliquées. Epaulé dans sa détermination par le radical Olivier Français et la socialiste Sylvia Zamora, Daniel Brélaz va trouver un autre problème sur son chemin, en la personne du responsable de la police, le communiste Marc Vuilleumier. Celui-ci en effet dit tout net être opposé aux interventions policières telles que voulues par la Municipalité, estimant qu’il faut «discuter avec les squatters», et «laisser un espace de liberté à ceux qui veulent vivre de manière alternative».
Comme les interventions policières ont bien eu lieu, et de manière assez massive, on s’interroge sur la chaîne de commandement: de qui la police tient-elle ses ordres? Du syndic, d’une délégation de l’exécutif, par-dessus la tête du conseiller municipal responsable? Et quid si celui-ci voulait mettre son veto?
Face à cette rupture de collégialité, la Municipalité doit aujourd’hui se demander si Marc Vuilleumier est à sa place au dicastère de la police. Et poser la question, c’est y répondre.
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