Le succès de l’émission Forums sur La Première, telle que la conduit Pascal Décaillet avec sa belle liberté de ton, suscite quelques aigreurs chez ses chefs, qui lui reprochent de s’écarter de la ligne officielle. Ou d’avoir trop de succès?
On entend tout et n’importe quoi pour justifier les menaces qui planent sur Pascal Décaillet. Emission «élitaire», trop d’affaires genevoises, trop de religion… Pardon: a-t-on déjà vu une émission élitaire réaliser des scores pareils?
Mais la critique est plus sournoise: Pascal Décaillet est un homme de culture classique, et qui la revendique, ô combien; c’est un catholique plutôt conservateur et qui ne s’en cache pas; c’est plus globalement un homme de droite, qualité qu’il n’affiche guère (certains croient qu’il est furieusement de gauche, tant il sait se faire l’avocat du diable pour déstabiliser ses interlocuteurs), mais qui transparaît néanmoins ici et là. Et ça, ça ne pardonne pas à la tête de la RSR, où l’on cultive une ligne centre-gauche sur laquelle chaque collaborateur est prié de s’aligner.
Pascal Décaillet a une immense ambition pour son émission. Il ne prend pas ses auditeurs pour des crétins, il leur présuppose même une culture aussi grande que la sienne. C’est sans doute exagéré, mais c’est une belle preuve d’estime à l’égard de ceux qui l’écoutent. De toute façon, n’importe quel stagiaire en marketing médiatique vous le dira, les gens aiment qu’on les surestime: la chaîne française la plus regardée n’est-elle pas Arte — selon les sondages?
Lorsque Pascal Décaillet n’est pas aux commandes — il faut le voir faire, ce grand professionnel de la radio, c’est un spectacle formidable! — ses collègues s’en tirent honorablement mais, curieusement, l’émission paraît longuette et décousue. Il manque précisément la passion politique, la fougue, l’amour du débat vif, les intuitions fulgurantes, et même les dérapages occasionnels, qui font le sel d’une émission d’actualité en direct.
Patrick Nussbaum, patron de Pascal Décaillet et surveillant en chef des dépassements de la ligne, semble irrité par l’ego considérable du journaliste et sa forte personnalité. Ah! Il est certain que ce n’est pas un mou, un pense-petit, un mouton docile soucieux seulement de ne pas dévier de ce que son chef appelle la «ligne rédactionnelle». Mais c’est bien pour cela qu’on l’écoute, qu’on approuve ou qu’on s’énerve. Oui, il y a des auditeurs qui le trouvent énervant avec sa culture, sa passion pour l’histoire de France, pour de Gaulle, pour Jean-Paul II, et parfois son goût pour la grandiloquence et l’étymologie grecque.
Mais bon sang de bonsoir, c’est bien pour ça qu’on l’aime: pour résister au discours plat et politiquement correct de la grande presse, il nous faut des journalistes énervants, des hommes et des femmes qui dépassent! La Première a la chance inouïe d’en avoir un, elle ferait mieux de lui dérouler le tapis rouge, plutôt que de lui chercher des poux parce qu’il a mordu sur la ligne jaune.
On entend des choses extraordinaires, quand même. Tenez, une association vaudoise d’amis des molosses part en guerre préventive contre une possible législation vaudoise sur les chiens de combat, évidemment inadaptés à la vie en société. Son argument ? La discrimination raciale étant interdite ne Suisse, il est impossible d’interdire certaines races de chiens.
Y a-t-il un psychiatre dans la salle ?
Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? Commentaires.com y reviendra quand même…
Decaillet..écaillé !
Et bien voyez-vous je ne suis pas votre avis et je ne tiens pas défendre les petits chefs ainsi nommés. Je suis à l’aise car je ne les connais pas. Certe Decaillet possède une belle culture, une bonne connaissance de son métier et il convient de le féliciter.Il en fait trop, il tartine et ce n’est ni la fouge,la passion,qui donne qualité au sujet d’information. C’est avant tout ce que retiens l’auditeur et là, le bât blesse.Decaillet a imprimé sa conception et certains doivent probablement l’imiter pour faire partie de la famille.
RSRinfo, une grande famille qui pratique le copier/coller de France Inter. L’auditeur-intervenant compte souvent pour beurre, il est une sorte de justificatif à la mission du service au public.C’est bien ce service qui devrait ouvrir un débat public,il possède l’outil qui pourrait être utiliser une nuit entière s’il le faut.
De grâce, ne faites pas de Decaillet un martyr, ils sont tous “EGO”.De ça,il faudrait soigner et c’est peut-être le rôle des chefs! Canaliser l’ego des collaborateurs pour réapprendre à écouter, remettre l’auditeur au centre et …à respirer. Les “silences habités”sont aussi une info.Peut-être que A.Maillard (17.00-18.00h) pourrait les aider !
J’en ai rien à faire des journalistes-chronomètreurs, de savoir que l’interlocuteur répondait à l’invitation de… des merci,merci, et de nous dire qu’ils sont en direct, comme si c’était un exploit.Je veux me sentir bien,avec vous et au MILIEU.
Decaillet, pensez à nous en vous réécoutant quelques fois,encouragez la différence,calmez votre fougue en ne prenant pas 4 minutes chrono pour annoncer un débat qui en fera 15 avec 10 interlocuteurs(presque vrai, forum Fribourg).
Et puis fuyez la Caf?, j’ai le sentiment qu’elle a la grippe aviaire et que la RSR qui mérite respect doit aussi être félicitée pour les psychodrames qu’elle peut créer.
Ite missa est.
Décaillet
Je suis entièrement dâccord avec vous, c’est encore une fois la preuve du nivellement par le bas des médias, dommage que la RSR s’y mette aussi, Forums est une émission intéressante, enfin un journaliste qui a quelque chose d’intelligent à dire et voilà le résultat, va-t-on arriver à une radio-réalité comme la TV? Le désastre pour les auditeurs, sauf peut-être pour ceux qui trouvent la radio RSR trop élitaire ou élitiste. C’est vraiment un discours lamentable que l’on retrouve à l’école, à la TV, et finallement un discours très de gauche.
Touchez pas à Décaillet
Parfaitement d’accord avec le commentaire sur cet homme de radio de trop grande classe pour rester à son poste. C’est partout pareil.
Le petit reproche que je pourrais faire à M. Décaillet est le “truc” qu’il m’a joué à plusieurs reprises alors que j’étais l’invité de “Forum” par la RSR, Mme Coquoz: Comme il sait que j’analyse les avantages et les inconvénients de l’adhésion à l’Union européenne et que mes réflexions me poussent à être efficacement contre ce pas, il m’a refusé systèmatiquement le micro. Il me promettait qu’après la prochaine personne, il viendrait vers moi. En répétant ce petit jeu, on arrivait à la fin de l’émission et personne ne m’avait entendu !
Il se disait navré de voir le temps passé trop vite et qu’il ferait mieux la prochaine fois. Certes, je ne lui en veux pas, vu qu’il est europhile convaincu. Ce cas d’espèce m’est arrivé à deux reprises à la Télévision à Genève. M. Dominique von Burg, après l’émission m’a avooué avoir agi sciemment, sous le prétexte qu’étant favorable à l’adhésion à 100% il ne tenait pas à donner la parole à une personne jugée un adversaire…
Cette petite réponse pour démontrer que tout n’est pas propre à la RSR et à la TSR et que M. Décaillet, homme qui dépasse de la tête et des épaules ses confrères, est certainement un peu obligé d’agir comme il l’a fait.
Moi Je
Est-on bien sûr qu’il s’agisse d’”élitisme outrancier”? Ou ne serait-ce qu’un prétexte? A mon sens, Decaillet est un excellent journaliste, à la tête qui m’a paru bien faite jusqu’à ce qu’elle se mette à enfler démesurément. C’est cela qui insupporte de nombreux auditeurs (dont je suis) naguère bien disposés, accrochés et séduits. C’est donc en toute légitimité que les dirigeants de la chaîne s’înquiètent – c’est leur faire un mauvais procès que de les croire rebutés par les credos politique et religieux de P. Decaillet. Son ” moi je” systématique est irritant: les reproches portent donc sur la forme et non pas sur le fond. Au demeurant, le Journal de 18-19 heures restera incontournable, avec ou sans Sa Seigneurie.
Touchant et navrant !
Ainsi donc, dans un monde forcément politiquement incorrect, le vôtre par la seule magie de votre signature, j’aurais des “aigreurs de chef” ! Et de surcroit en vertu de ma ligne politique, forcément de “centre-gauche”, je ne supporterais pas les idées fortes, les contre-courants, tout ce qui dépasse, et surtout, tout ce qui dérange !!! Bref, un chef mou, flou, convivial, peureux et que tout effraie.
Cher Ph. Barraud, vous avez réussi la prouesse de réunir, non pas seulement un maximum de lieux communs en si peu de mots, mais, plus navrant pour votre crédibilité, de contre-vérités flagrantes. A croire que votre connaissance des médias – en tous les cas de la RSR – est tragiquement et inversément proportionnelle à la prétendue pertinence de vos analyses.
Avec un brin de curiosité et un soupçon d’enquête, en faisant l’effort de vous écarter des idées reçues ou entendues, vous auriez découvert que la création d’une émission forte, politiquement pas toujours correcte et si possible décoiffante a germé, il y a presque 6 ans, dans le cerveau du “surveillant en chef” qui vous écrit. Que ce même chef est allé chercher Pascal Décaillet pour l’animer et lui donner ce côté rebrousse-poil..qui vous fait tant frétiller aujourd’hui et rougir de colère comme un collégien courrouçé ! En poussant un peu plus loin vos audacieuses et très téméraires investigations, pour l’occasion, vous auriez également appris que, durant toutes ces belles années de Forums, je n’ai eu cesse de défendre l’émission et son animateur contre toutes sortes de vents contraires, y compris au sein de la rédaction. Et pire, que je n’ai jamais eu l’intention de faire “taire” Pascal Décaillet puisque je lui ai proposé un défi encore plus exposé.
Mais vous préférez apparemment citer le terme “élitaire”, sans du reste très bien savoir d’où il vient…en tous les cas pas de moi, puisque je n’ai jamais prononcé ce mot à propos de Forums.. à moins que…ah, mais oui, vous avez lu le “Matin” dimanche. Et en bon journaliste, vous reproduisez des phrases sans en maîtriser l’origine ou la citation. Dommage. On en reste donc dans ces conditions- c’est la loi du genre – à un pâle exercice de manche….peu digne d’un redresseur de torts (et du reste plutôt de travers)
Reste le fond. Le jugement d’un rédacteur en chef qui – en plus d’un soutien sans failles à un producteur de talent – se permet de porter – à l’interne de la rédaction – quelques critiques sur la longueur de certains traitements pas toujours justifiés à son avis et sur une volonté de faire bouger et évoluer toutes les émissions. Question d’innovation, de recherche permanente d’amélioration, de créativité.
Et cela, Cher Philippe Barraud, c’est certainement ce qui vous gêne le plus…ou qui cruellement vous échappe….qu’un “chef” ose un jugement, critique – fut-ce dans un esprit constructif -et fasse bouger les choses, y compris Forums ! A croire que dans votre monde, qui fleure bon l’égalitaro-socialo-bien pensant, les chefs sont par essence inutiles, voire nuisibles, les critiques forcément injustifiées et les changements traumatisants. Décidemment, ce n’est pas dans de l’encre noire que vous trempez pour l’occasion votre plume de grand éditorialiste, mais dans de la guimauve et de la naphtaline !
Les excès de Décaillet
Quand Monsieur Décaillet oublie les égards dus à un invité appelé à s’exprimer dans Forums et s’acharne à démolir l’argumentation du directeur d’une compagnie d’assurances qui avait décidé de se montrer circonspecte vis-àvis des conducteurs d’origine balkanique, qui détiennent le record des accidents, est-il journaliste ou moraliste?
Pour lui avoir écrit mon indignation, cet orgueilleux n’a rien trouvé de mieux que me menacer des Tribunaux, dont j’attends d’ailleurs toujours la convocation… Outre cela, l’antenne est-elle destinée à informer ou à permettre à un individu de se faire mousser et de théâtraliser l’actualité? Avez-vous remarqué ses inventions? La dernière en date: critériologie! Non, décidément, je n’«encaisse» pas ce monsieur, pas davantage que ceux qui se sont mis à vouloir l’imiter. M. Nussbaum, faites quelque-chose et ramenez un peu de rigueur dans cette tranche horaire, écoutée non par goût mais parce qu’elle se situe à un moment où la majorité des auditeurs sont dans leur voiture.
Décaillet, le républicain
Ce qui semble gêner les gardes rouges de la pensée juste est que Pascal Décaillet est un homme de la rigueur, de l’honnêteté intellectuelle et qui affiche des convictions républicaines, bien plus proches d’ailleurs de celles du Parti radical que du PDC.
Il est un ennemi de la langue de bois.
Alors on traite d’élitistes tous ceux en qui se mélangent les trois qualités suivantes : avoir de la culture, être exigeant et afficher des convictions religieuses. Le jugement, dans ce cas de figure, est sans appel : « C’est un bon journaliste mais exigeant » On se délecte du mais. Etre populaire est le contraire : acratopège, athée et inculte.
Cela est d’autant plus dommage que depuis qu’Isabelle Binggeli est à la tête des programmes RSR, la Première, qui était sinistrée, est devenue une chaîne de qualité.
Pas touche à Décaillet
Ainsi, Décaillet dérange. Il est vrai que dans le paysage médiatique actuel de Suisse romande, force est de constater qu’il détonne. On a ici une émission qui dure une heure (mais rendez-vous compte, à une époque ou tout le monde est pressé et où tout doit être vite fait, une heure peut sembler une éternité), où l’on s’intéresse aux idées des gens (Ah bon, on ne reprend pas seulement le texte de l’agence de presse), où la politique suisse semble enfin exister (certains semblent l’ignorer ou la snober) et où les politiciens de gauche sont aussi secoués que ceux de droite (la TSR, notamment dans son émission du dimanche soir, devrait en prendre de la graine).
Forcément, tout ceci dérange ! Certains préfèreraient quelque chose de plus plat, de plus flasque, un peu comme le cliché du bon Vaudois finalement (après tout, la Radio est à Lausanne). Mais en plus de faire une heure d’informations différentes, Décaillet à l’énorme inconvénient pour ses détracteurs d’avoir du succès ! Comble de l’horreur !
Alors que le “Matin bleu” déferle sur la Romandie, qu’un autre journal gratuit est annoncé, que cette gratuité semble tirer toute la presse vers le bas (“forums” n’est pas gratuit, mais payé par la redevance), il convient de préserver cette heure passionnée et passionnante.
Quant aux personnes qui demandent simplement du changement pour du changement, qu’ils écoutent France-Inter dès 19 heures. Là bas, leur “19-20″ avec “le téléphone sonne” en deuxième partie n’a pas été changé depuis bien des années (même le générique de cette dernière semble immuable), avec le succès que l’on sait !
Voilà qui donne envie d’écouter Forums!
Cela fait bien longtemps que, pour préserver ma bonne humeur, j’ai deserté “La Première” (quand on est dans sa voiture, on peut toujours écouter des CD…). Mais votre argumentation, M. Barraud, me donne vraiment envie de reprendre l’écoute de Forums. Ne serait-ce que pour me faire une idée par moi-même.
Touchez pas à Décaillet
Article Décaillet excellent. Accord total. Décaillet pose des questions intelligentes, sans agressivité bête, avec une dose de provocation efficace.
Un carton jaune quand même
Certes, Décaillet vibre à l’antenne et est porté par la passion de son métier, ce qui est fondamentalement positif et lui faire le reproche d’être élitaire n’est vraiment pas sérieux.
Encore faudrait-il que cela ne tourne pas si souvent au numéro de bateleur. On aimerait qu’une petite actualité soit déroulée sur un ton un peu plus calme que le début de la 3e guerre mondiale, qu’on a bien souvent cru arrivée alors qu’il ne s’agissait que d’une enième et microscopique historiette genevoise montée en épingle.
On aime le style Décaillet
« Il y a dans ce pays quantité de gens remarquables. Simplement, on ne les aime pas. On leur préfère le bon Suisse moyen, qui a été à l’école et a fait un apprentissage comme les autres. » Nicolas Hayek
Quel succès !
Eh bien, Monsieur Barraud, quel succès de parvenir à susciter un pareil débat sur commentaires.com ! Même des personnalités qui d’habitude se taisent dans vos colonnes ont empoigné la plume pour prendre position sur l’émission Forums.
Tout le monde peut s’améliorer, tout est perfectible et il est vrai que toutes les louanges à Pascal Décaillet et toutes les critiques à son égard ont un fond de vérité, même si on ne les partage pas, ce qui constitue un très bon signe de la liberté d’expression.
Monsieur Décaillet peut sans autre continuer à organiser, préparer et réaliser Forums : c’est un très bon journaliste pour une très bonne émission reconnue et largement acceptée dans sa forme actuelle. La seule chose qui me gène un peu, c’est la présence à l’antenne de journalistes – ou supposés tels – qui passent leur temps à imiter platement son style, jusqu’à copier des intonations qui lui sont propres (mais avec une autre voix). Revenus à leurs propres personnalités, ces journalistes constitueraient alors un complément utile au principal animateur et apporteraient à l’auditeur une heureuse diversion dans le rythme de l’émission.
Problème relationnel?
En tant qu’auditeur, j’apprécie assez Décaillet (sans partager pour autant toutes ses positions). Mais son interview publiée ce matin 24 heures m’a fait frémir:
Question: M. Nussbaum semble chercher le dialogue. Seriez-vous prêt à vous asseoir autour d’une table pour chercher une solution?
Réponse: Il est difficile de discuter avec un assassin. (…)
Cet homme a manifestement un problème relationnel… Avec des phrases comme ça, on voit qu’il cherche clairement le martyr. C’est dommage, mais il l’aura vraiment cherché !
Misère et médiocrité d’un certain centre-gauche
Absolument d’accord avec vous M. Barraud. J’ai le même sentiment. J’écoute assez souvent Forums qui est une bonne émission se démarquant de certaines misères romandes… Quelle petitesse toujours chez ces bien-pensants, ces pense-petit. C’est plutôt Patrick Nussbaum qui devrait partir et laisser la place à des gens créatifs et honnêtes. Quelle tristesse que cette bien-pensance minable que l’on nous sert partout… Ce centre-gauche est décidément bien détestable… Il détruit l’école, les peuples, les traditions, l’art, la culture, en bref ce qui fait que l’humain est un humain (cf. Muray, Michéa, Dantec, Finkielkraut, Camus, Glucksmann, etc.).
Absoudre un méchant?
Quand on a le malheur de devoir côtoyer un personnage au caractère difficile et au comportement odieux, que dit-on? Que c’est un personnage exceptionnel? Qu’il est talentueux? Durant toute ma vie, j’ai entendu d’autres qualificatifs: «brute, imbuvable, infréquentable, odieux, injuste, m’as-tu vu, prétentieux, pauvre type, etc» plus, le plus souvent, un substantif en 3 lettres.
Alors, à tous ceux qui se prosternent maintenant devant le caractériel de la RSR qui boude, je pose cette question: quel est votre intérêt à l’absoudre, au mépris de ceux qui doivent le subir? Peur de n’avoir plus accès si facilement à l’antenne, peut-être?…
medias du service public….c’est la question
La lecture des nombreux commentaires de cette rubrique soulève la question suivante:
Quelle est la qualité de l’information diffusée chaque jour au citoyen suisse romand par les medias du service public ?
En effet la synthèse des nombreux témoignages de ce forum semble démontrer que :
-Monsieur Decaillet n’est pas un excellent journaliste …..il est moins mauvais que la plupart de ses consoeurs et confrères (TSR et RSR confondus).
- Il n’est pas objectif…mais il est le seul qui soit impertinent…arrogant..ou dérangeant aussi bien avec les hommes politiques de droite que de gauche.
- son éthique de journaliste du service public n’est pas parfaite….il refuserait le micro à des politiciens ou des orateurs qui risqueraient d’émettre une opinion différente de la sienne ( Europe ? selon témoignage).
Alors, la vraie question n’est elle pas : quelle est la qualité…et la couleur politique de l’information diffusée quotidiennement aux citoyens de Romandie ?
Parmi tous les témoignages, aucun citoyen de gauche ne semble “attaquer” M. Decaillet. Il ne doit donc pas se situer politiquement à droite. Cependant, des citoyens du centre ou de la droite le défendent probablement parce qu’il est l’un des seuls journalistes à ne pas être nettement à gauche ! Ceci n’est pas nouveau, comme l’a démontré l’étude conduite par le Prof Blum de l’Université de Berne, les médias TSR et RSR se situent politiquement à gauche.
Une dernière question : si les medias du service public (RSR et TSR) sont si politiquement orientés à gauche….pourquoi les citoyens de droite doivent-ils payer la redevance ?
Décaillet, c’est pas le pire !
Ce n’est pas un journaliste brillant, c’est un journaliste qui fait briller, nuances ! Finalement il partage la même manie que Fazan, il est trop gentil et on devine que le cirage de pompes compte fort dans le minutage. On sent bien qu’il est de gauche, mais dans sa prudence, pris entre le marteau et la faucille, il oublie de ne pas inviter toujours les mêmes, ce qui est une forme de paresse, pour trouver des débatteurs intéressants. Mais quand on entend ses confrères on peut affirmer sans crainte qu’il est bon; donc par pitié pour les auditeurs, gardons-le, mais ce serait bien d’établir une critique pour les autres prestataires radiophoniques.
Tout ceci serait sans objet si la radio et la télé n’étaient pas imposés à la population par les taxes quasi-obligatoires, un vrai racket, alors que la technologie et la publicité pourrait suffire à maintenir le service. Coupons dans ces hiérarchies pléthoriques, auto-satisfaites. Dénoyautons ces comploteurs politiques et laissons des pionniers redéfinir un mode nouveau de concevoir la radio et la télévision et la presse. Et si les gouvernants craignent pour leur pouvoir, établissons une radio, une tv, une presse minimaliste et austère qui distille la vérité officielle au prix le plus bas.
A la droite de Grass et Chessex
A propos de positionnement politique, les responsables de la RSR ne peuvent pas nier le fait que depuis des années les émissions culturelles n’abordent que très rarement l’œuvre d’écrivains situés à la droite de Günther Grass ou de Jacques Chessex, pour citer deux auteurs qui sont devenus des bornes idéologiques (tacites) délimitant les choix éditoriaux pour les rendez-vous littéraires. De “centre gauche”me semble donc approprié pour qualifier la ligne générale de la maison. Il existe bien sûr des exceptions : dans les années 80, nous avons réalisé une série consacrée aux “Voyous de la Littérature” avec des éditions sur Drieu, Sachs, Burroughs, … – mais il y eut alors des grincements de dents !
Décaillet catalyseur des opinions.
Je dois l’avouer, j’aime beaucoup ce débat! Il est l’antithèse de ce qui se passe à la TV, à la radio et ailleurs. Un foisonnement d’opinions et de vérités qui font finalement un menu agréable aux antipodes de ce que nous distille la Nomenklatura gestapiste des media. Parce que ces gens qui prennent l’auditeur ou le lecteur pour un protozoaire et qui veulent absolument diviser le monde en droite et gauche j’en ai franchement marre et qu’au surplus je dois les payer à travers des taxes, des subventions et de la publicité. Cette caricature du monde en noir et blanc, en gauche et droite, sortie tout droit des têtes «pensantes», des soldats et soldates de la désinformation, casse le charme qui se dégage des vraies confrontations où tout n’est pas du pipeau. Au point que si une dictature extrémiste s’imposait, je demeure persuadé que ce bataillon de tartuffes serait repris tel quel, et qu’il claironnerait tout azimut : « Nous continuerons à maintenir notre ligne éditoriale contre vents et marées comme nous l’avons toujours fait! ». Avec naturellement ce piment dans l’intonation qui sous-entend « en faisant acte de bravoure et de résistance… » tout en s’abstenant de déclarer, « tout en conservant les énormes avantages acquis, grâce à notre complaisance ».
Ceci me fait penser à une déclaration de Mme Anne Schwartz, Sinclair, Levaï , Strauss-Kahn (la collection est proportionnelle aux ambitions, j’espère ne pas en oublier…) qui déclarait donc à peu près ceci: « Avant il y avait une télévision d’Etat au service du pouvoir et du Général de Gaule, maintenant il y a la liberté de presse». Je vous laisse méditer sur cette profonde vérité, mais personnellement je préfère cette télévision d’Etat qui se déclare comme telle et qu’on peut considérer comme amie ou ennemie, à ces media louvoyants qui servent la soupe à toutes sortes de minorités et de pouvoirs occultes, tout en se parant des attributs de l’objectivité absolue: la liberté de presse. Omettant au passage une donnée essentielle cachée derrière cette liberté de presse tant claironnée: la censure, ce non-débat et le fait que payés grâce au pouvoir de coercition de l’Etat, on n’en est pas moins aussi une télévision d’Etat !
Oui, on sent bien derrière ces crispations médiatiques qu’à force de devoir mentir, volontairement ou par omission, pour satisfaire aux exigences des partis et de la censure, on finit tôt ou tard par tourner en rond et rendre le festin indigeste. Quelques soient les qualités du magicien-prestidigitateur Décaillet, tout finit par lasser. Réformes, égalité, équité, transparence. La censure et ses lois scélérates à la poubelle. Voilà, en partie, ce qui manque actuellement. Et puis un jour, peut-être, cette mention « progressiste »: de notre éditorialiste déléguée protestante du parti socialiste, de notre correspondant catholique à Berne, membre de la Licra, de notre rédacteur juif, du PDC, du représentant des verts, agnostique pro-sémite, ancien journaliste, de notre rédactrice sataniste, à l’évidence pas très douce dans ses propos, qui sort de l’enfer blochérien etc.. Après Nomenklatura, Glasnost c’est logique! On peut rêver. Laissons la parole à ce jeune précoce, questionné par un journaliste. « Que veut tu faire quand tu seras grand ? » Réponse : « Je veux être journaliste pour pouvoir manipuler les gens ! ». Voilà un aveu qui le destine d’entrée à la commission des tics. Oui parce que c’est bien un tic de journaliste que de vouloir manipuler les gens…